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tiennent, en quoy la justice des lieux
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DE LA VILLE DE PARIS. 471
"Et au contraire sont les François grandement tra-
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rivées lesd, marchandises est tant favorable ausd. Angloix que les pauvres François sont contrainctz leur en revenir et tout quicter.
"Item, s'il advient que les navires François soient jectés et escheues à la coste d'Angleterre par fortune de temps et tourmente, et que les mariniers estans esd. navires se mectent à terre pour se saulver de lad. tourmente, lesd. Angloix ayans trouvé le navire sans mariniers confisquent tous et chascuns les biens estans en icelluy, tellement que plusieurs marchans François en sont destruiclz; et neantmoings, quand semblable fortune advient aux vai-seaux et marchandises desd. Angloix es costés dc France, ilz recouvrent leurs marchandises et navires en payant les fraiz raisonnables.
"Plus, tant s'en fault que les Angloix payent ou soient surchargez au royaulme dc France, au contraire en plusieurs endroictz, speciallement ceulx esquelz font plus grand traffiq, comme à Bordeaux, lesd. Angloix ne paient pour chascun tonneau de vin qu'ilz tirent hors que treize solz, quatre deniers, et les propres subjectz sont tenuz payer vingt deux solz pour tonneau. Pareillement en Normandie, les subjectz du Roy payent vingt deniers tournois pour livre, tant pour l'imposition du domaine forain que pour les officiers des marchandises qui font conduire hors du royaulme, et les Angloix ne payent que seize deniers pour livre.
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vaillez, menant vins en Angleterre, oultre l'excessive dace W que l'on leur faict payer; car la Royne, souventes fois et quand bon luy semble, faict prendre tel nombre et des meilleurs de leursd, vins, que bon luy semble, par ses sommeliers ou aultres interposez, et à son taux qui n'est que de cinq livres ster-lin, encore que lesd, vins se vendissent deux ou trois fois le double.
«Nota, qu'il y a eu edict par la Royne d'Angleterre, que nulz vins de France, ny pastel ne pourroient entrer aud. païs d'Angleterre, sinon en vaisseaux Anglois, qui est voulloir oster aux François le commerce de la marchandise ; car si led. edict n'est revocqué, le navire Angloix feroit tout le commerce et le navire de France demoureroit inutile pour cest effect.
"Est aussi à notter que de nouvel les François paient pour sortir hors d'Angleterre par Douvres, oultre dix sept solz qu'ilz avoient cy devant imposez sur les François, encores deux solz sterlin, qui sont environ aultres dix sept solz tournois, combien que en France les Angloix ne payent aucune chose.
"Et pour rendre et remectre le commerce des marchans François et Angloix libre et aisé, nostre advis est que le François doibt estre aussi libre en nego-tiant aux païs d'Angleterre, comme lesd. Angloix sont en leurs négociations en France."
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DGLXXI. — Semonce, pour la pompe funèbre de l'Empereur Ferdinant. Vespres de morts pour l'Empereur.
16, 18 septembre 1564. (H 1784, fol. 276, r°.)
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Le samedy,. xvie jour de Septembre mil vc Ixiiu,. le seigneur de Marivaulx'2', m" d'hostel ordinaire du Roy, est venu en l'Hostel de la ville de Paris au petit Bureau ;. il a trouvé Mess™ les Prevost des Marchans et Eschevins, et leur a faict sçavoir la mort et trespas de l'Empereur Ferdinand3', et dict que le
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Roy entendoit qu'ilz assistassent lundy prochain, à quatre heures- de relevée, aux vespres de mors en l'Eglise de Paris, et le lendemain mardy, à huict heures du matin, au service qui sera: faict en lad. eglise f'1', et qu'ilz n'eussent à y faillir. Incontinent mesd. s-" ont faict faire les mandemens à Messieurs
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(■) Dace signifie imposition ou taxe. (Dictionnaire de Trévoux.)
l2' Jean de l'Isle,,sieur de Marivaux, vint, le même jour, au Parlement apporter des lettres missives du Roi, en date du 3i août, qui chargeaient le sr de Gonnor de faire célébrer à Paris un service solennel à l'occasion de la mort de l'empereur Ferdinand; le s' de Gonnor, s'étant trouvé indisposé, se fit remplacer par le s' de Marivaux.
O L'empereur Ferdinand 1", mort à Vienne-, le 25 juillet, à l'âge de soixante el un ans, et inhumé à Prague, eut pour successeur son fils Maximilien, deuxième du nom. Dès l'annonce de son décès par l'évêque de Rennes,. Charles IX envoya auprès du Roi des Romains un gentilhomme de sa Chambre, le marquis de Morette. (Voir la lettre adressée, le g août, à M. de Rennes par Catherine de Médicis, H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 2 1 2.)
C La relation insérée dans le registre du Conseil par le greffier du Parlement permet de compléter le récit de cette cérémonie ; nous y trouvons le texte de la publication faite, le lundi matin, à la Grand'Chambre par les vingt-quatre crieurs de la Ville chargés d'annoncer la mort de l'Empereur, les noms des quatre chevaliers de l'Ordre conduisant le deuil à Notre-Dame, qui étaient les sieurs
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